Déchaîné. Hors de lui. Suite aux récents événements, le sociopathe nous livre son ressenti, sa colère et son interprétation virulente de la société.

Dieu est mort1« Gott ist tott ». Je fornique couramment avec cinq femmes et je n’ai aucun problème à mentir. Les animaux ne sont pas à mon goût. Ni les enfants. Choqués ? Jugez-moi, PUNISSEZ-MOI !

Quand vous faites une saloperie contre le système, on va vous la faire payer. Très cher. On va écraser votre ego, en espérant que vous ne vous relèverez jamais. Punir pour donner une leçon. Domination. Mais les punitions m’ont toujours donné envie de faire une saloperie supplémentaire. Vengeance.

Je m’en veux d’avoir ouvert ma gueule lors de la séance d’interrogatoire2L’interrogatoire: Voir article précédent. Tellement de leviers psychologiques ont été activés. Du mind warfare3« guerre mentale ». À la recherche de l’inconfort mental. Tout commence avec la descente à 6h du matin, où l’on m’a expulsé du lit. Mon adrénaline, propulsée à des niveaux records, a désactivé toute possibilité de réflexion4Voir Fight-or-flight. Sentiment d’insécurité. État de choc. Ils m’ont pris pour un bâtard de clébard, que l’on roue de coups pour lui faire comprendre qui est le maître. Avec un sac en tissu sur la tête, le traumatisme aurait été plus efficace. Je devrais leur proposer à ces dilettantes mes méthodes d’exploitation humaine.5Techniques de choc traumatique utilisées par la CIA/SIS lors d’interpellation de suspect. Voir Hooding, condamné par les conventions de Genève, « mais pas vu, pas pris », n’est-ce pas .

La salle d’interrogatoire, borne, sombre comme le trou du cul d’un Suisse. Impossible de s’accrocher à un objet pour laisser divaguer son esprit. Bienvenue en enfer. L’interview en deux temps: Good cop/bad cop6Good cop/bad cop. La technique fonctionna étonnamment bien. Le bourreau m’endommagea émotionnellement, laissant le bon bougre me récupérer. Il me fit parler. Mes études, mes passions, mon enfance. J’utilise les mêmes techniques quand je racole une pouffe. Existe-t-il quelque chose de plus jouissif que de parler de soi-même ? Un toucher rectal ? J’ai totalement craqué.

En partant, le bougre me lança la phrase meurtrière: « Nul n’est censé ignorer la loi ». Je ne suis pas avocat. « Nul n’est censé maltraiter les gens », connard. J’aurais dû me renseigner avant de me lancer dans mes activités, mais jeunesse oblige… Loi ou pas, on trouvera toujours une clause pour condamner un quelconque fait ou geste. Un peu de tchatche et on coffre n’importe quel jean-foutre qui dérange. Une autre phrase castratrice et limitante vous plairait ? « La liberté commence là où s’arrête celle des autres ». Ça tombe bien, j’ai une vision plutôt large de la liberté. Si une petite partouze entre amis, derrière un buisson de la voirie vous convient, alors nous sommes faits pour nous entendre. Promenons-nous à poil, festival de la bite pour tout le monde ! Étonnantes ces phrases « toutes faites », tombées dans le jargon populaire, qui permettent de mettre court à toute argumentation, ne trouvez-vous pas ? « Les opposés s’attirent », mais « qui se ressemble s’assemble ». Tout et son contraire. Une dernière pour la route ? « La loi c’est la loi ». Comme si elle s’appliquait de manière égale à tout individu…

Ce qui m’embête, ce n’est pas tant d’avoir pleuré, ou dévoilé mes secrets, mais cette impression de subir une injustice pour un crime que je n’ai pas commis me met HORS DE MOI. Voilà comment marche notre société: on cherche des « preuves » pour trouver le bouc émissaire, qui, en général, est un « petit-poisson », car les requins ne se font jamais attraper. La recherche de la preuve…. Remarquez-vous comme cette pratique a gangrené la population ? Tout le monde cherche à emmagasiner un maximum d’évidences « au cas où », car chacun sait au fond de lui qu’il va se faire entuber à un moment ou à un autre. Même ma concierge s’y est mise: elle a pris des clichés de la machine à laver que j’avais oublié de nettoyer après utilisation, pour les envoyer au propriétaire. White people problems7Les petits problèmes de la bourgeoisie qui pète dans la soie. Voir ici par exemple.. Salope. Rien ne remplacera un bon vieux cocktail Molotov propulsé à travers la fenêtre de la chambre à coucher. Ne pas oublier les gants en latex lors la manipulation. Et vive le molleton à combustion instantanée !

Dorénavant chaque papier sera broyé. Les informations ne seront plus enregistrées sur les ordinateurs. Chiffrer son disque n’est d’aucune utilité, le juge ayant le pouvoir de faire cracher le mot de passe. Les données seront déplacées sur un serveur, dans un autre pays8Russie, Panama, Italie, pays connus pour leurs lois « laxistes » en matière de cyber.. Plausible deniability9Le terme est apparu sous la présidence Kennedy, qui n’était pas au courant des opérations de la CIA. Voir plausible deniability. Deny everything10Nier, en masse. Admit nothing. Deny everything. Demand proof. Dans les écoles de police, on apprend aux étudiants à mettre les personnes sous pression pour qu’ils avouent leurs crimes, typiquement dans un cas d’infraction routière. La phrase-type: « Savez-vous pourquoi nous vous arrêtons « , n’a aucun autre intérêt que l’auto-dénonciation. La prochaine fois, vous saurez donc quoi répondre…. « Pas vu, pas pris ». Trois stratégies antisystèmes qui vous sortiront de la fiente le jour où on vous attrapera. Comme si tout avouer allait nous absoudre de nos péchés. Encore un vieux réflexe de bon chrétien… Plus personne n’a besoin de connaitre mon vrai nom, ni Anibis11Le site de petites annonces, anibis.ch, ni la Migros, ni le restaurant de ce soir, ni même les gens avec qui je traite. Je vais aussi partir du principe que l’on est constamment fliqué12référence au précédent article, où l’agent fait référence aux dialogues privés d’anibis. Tout ce que je fais virtuellement sert de preuve et peut se retourner contre moi. Traqués via nos téléphones portables13Par exemple ici, « How the Government Surveils Cellphones: A Primer ». Nos cartes de crédit. Nos transports14On pense au CFF avec leur Swiss PASS, une façon simple de traquer le déplacement des gens. Les croyez-vous quand ils vous disent qu’ils ne collectent pas de données ? Si c’est paru dans les médias, ils sont forcément bien intentionnés. Mais « pas vu, pas pris », n’est-ce pas ? On pourrait imaginer qu’à terme, cette information soit utilisée en cour de justice..

Je ne suis plus sûr de vouloir continuer à croire en l’Homme. Œil pour œil, dent pour dent, semble être devenu la base de toute interaction sociale. Faire la morale à ses amis et à sa famille quand ils ne pensent pas de la même manière que la nôtre. Imposer ses idées ! Fermer leur caquet, écraser leur ego… ça confère un sentiment de supériorité tellement jouissif !

De mon côté, j’adopterai une poker face. Plus personne ne saura à quoi je pense. Les sociopathes sont de toute manière doués dans le contrôle de leurs émotions. Je ne serai jamais un mouton de la société. Allez-vous faire voir avec vos règles à la con, votre religion en carton, vos principes boiteux, vos valeurs branlantes et vos vérités dogmatiques. Tous ces connards qui prêchent leurs bonnes paroles et qui font tout le contraire une fois le dos tourné15On pense notamment au scandale Petraus, où chef de la CIA qui envoyait des messages à sa maîtresse en utilisant la technique des Jihadistes. Ou encore Darbellay, avec ses belles paroles sur le mariage.. Merci l’élite de vous soucier de la tranquillité de la plèbe, de ramener la population à son état propre: apathique, obéissante et passive. Société, cours après le pognon ! Crains la loi ! Ne bouge plus d’un cil, tu es contrôlée. On va te dire que toutes les actions entreprises sont faites « pour ta sécurité ». On te castre, « pour ta sécurité ».

L’être humain est trop corrompu pour que je continue à lui faire confiance. Il ne recherche que le pouvoir. Alors moi, je vais retourner dans ma caverne antisociale et perdre le peu de scrupule qu’il me reste. Je vais apprendre à me cacher, à passer derrière la matrice. Il y a encore ces quelques personnes que je respecte, mais les autres…